Fondation canadienne du cancer du sein
Pas besoin d’être douée pour être en santé.
Le défi
Comment inciter les femmes à réduire leur risque avant même que le cancer ne commence ?
Pendant des années, la sensibilisation au cancer du sein s’est résumée à une seule chose : le dépistage précoce. Cette campagne posait une question plus difficile : comment amener les femmes à agir avant qu’il y ait quoi que ce soit à dépister ?
Le conseil, lui, n’avait rien de nouveau. Bien manger. Bouger plus. Boire moins. Cesser de fumer. Les femmes l’entendaient depuis des années, mais la sensibilisation à elle seule changeait rarement ce qu’elles faisaient vraiment.
L’idée
On fait des choix plus sains quand on se sent déjà bien dans sa peau.
Avec l’aide de psychologues du comportement, nous avons cherché une autre porte d’entrée. Plutôt que de demander aux femmes de penser à ce qu’elles devaient abandonner, nous les avons encouragées à entreprendre quelque chose. Les recherches indiquaient qu’essayer une nouvelle expérience renforce la confiance et le bien-être, et que cet élan se répercute sur d’autres choix.
La campagne a donc écarté la pression d’être parfaite. Pas besoin d’être douée pour quoi que ce soit. Il suffisait d’accepter d’essayer une nouvelle chose.
Changer la conversation
Plutôt que de miser sur la peur pour motiver, la campagne célébrait la curiosité, l’optimisme et les petites victoires personnelles.
Elle est devenue la première campagne de prévention entièrement intégrée de la Fondation canadienne du cancer du sein, ouvrant sur la santé du sein une conversation stimulante plutôt que moralisatrice.
L’histoire a été diffusée à la télévision et, en parallèle, dans un court documentaire suivant les femmes qui y ont pris part : de vraies personnes, de vraies tentatives, et la confiance tranquille née du simple fait d’essayer.
À l’imprimé
L’idée s’est déployée à la télévision, à l’imprimé et en numérique. Chaque exécution suivait une femme qui essayait quelque chose de nouveau, une partie de hockey, une route ouverte ou une session de surf en eau froide, sous une seule phrase désarmante : Pas besoin d’être douée pour être en santé.



Un tiers des cancers du sein peuvent être évités en vivant sainement.
Les retombées
Les deux tiers des femmes qui se souvenaient de la campagne ont affirmé qu’elle avait changé leur façon de penser à leur santé.
Elles disaient envisager autrement l’exercice, l’alimentation, l’alcool et d’autres choix de vie. Après avoir fait ses preuves en Ontario, la campagne a été adoptée à l’échelle nationale, le premier message de prévention unifié partagé entre les organisations de la Fondation.
Les gens derrière le programme
42 membres d’équipe, 25 femmes, 12 activités, 7 jours, deux caméras Red Epic, un Russian Arm. Et, ah oui, un tremblement de terre.
Chaque personne y a apporté quelque chose. Les 25 participantes étaient de vraies femmes qui vivaient leur passion devant la caméra : certaines survivantes du cancer du sein, d’autres avec des amies ou des proches en traitement, toutes avec leur propre lien à la cause.

Remerciements particuliers à Portishead, pour le don de la pièce musicale « Glory Box » (y compris l’échantillon de la pièce « Ike’s Rap II » d’Isaac Hayes).